"D'un côté de l'autre"
Poème sur le son des cloches
Temple Allemand de Bienne

 

Ecoutez la composition "D'un côté de l'autre", par le Choeur de chambre de Bienne, sous la direction de Alfred Schilt, ou visualisez une vidéo, enregistrée lors de présentation du projet au jardin du Musée Neuhaus à Bienne, dans le cadre de la Nuit des 1000 questions.

 

Von Seite zu Seite
Glockengedicht der Stadtkirche Biel

Musik: Karin Merazzi-Jacobson 2010
Text: Sibill Urweider 2010

Von Seite zu Seite wende ich mich
Ich suche, hoffe, denke
Doch der Schlaf sucht mich nicht heim
Und ich höre
Glocken, so pünktlich und hartnäckig
Wie meine schlechtesten Gedanken
Beide rauben mir den Schlaf
Und erinnern mich an meine Erschöpfung

Dunkle Schatten, Sonnenflecken
Kühlende Säulen, warme Herzen
Innere ruhige Ergriffenheit

Ehrfurcht erfüllt mich
unter den Glocken
dem weitesten Ort im Turm
Doch wehe mir
Sollte ich der mächtigen Glocken Geläut
In ihren Räumen beiwohnen
Trommelfellerschütternd
Ihr vibrierender und berührender Gesang

Laute Fragen, leise Stimmen
Zehrendes Klagen, sanftes Erinnern
In tiefem, hoffenden Vertrauen

Freude und Erwarten durchdringen mich
Am Treffpunkt wartend
Das Zeichen schallt durch die Stadt
Und ich warte
Warte eine Glockenewigkeit
Während der das Vertraute erscheinen wird
Weggefährte
Frühmorgens, wenn die Glocken läuten

D'un côté de l'autre
Poème sur le son des cloches du Temple Allemand de Bienne

Musique: Karin Merazzi-Jacobson 2010
Version originale: Sibill Urweider 2010
Adaptation française: Karin Merazzi-Jacobson / Chantal Rebetez

D'un côté de l'autre je me tourne, tourne
je cherche, espère, songe
le sommeil ne me hante guère
ainsi j'entends
des cloches, si ponctuelles, si tenaces
telles les pires de toutes mes pensées
les deux m'empèchent de dormir
et me rappelent mon épuisement

Ombres noires, étincelles de soleil
Colonnes froides, coeurs si fiers et bons
Émotion intérieure profonde

Des craintes m'envahissent
en-dessous les cloches
c'est l'espace plus large dans la tour
mais malheur à moi
devrais-je être là dans le beffroi
quand toutes les cloches commencent à sonner
traumatisant mon tympan
avec leur chanson vibrante, si touchante

Questions vitales, voix murmurantes
gémissements perçants, le doux souvenir
d'une confiance plus profonde, pleine d'espérance

Un bonheur fou d'espoir emplit mon âme
en arrivant au rendez-vous
le signe se répercute dans la rue
on me fait attendre
Une attente d'une éternité de cloches
l'ami peut apparaître à tout moment
compagnon de vie, maintenant
au petit matin, quand les cloches sonnent.